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SVT- Académie de Strasbourg

Construire une échelle des preuves au lycée à partir du lien entre exposition aux UV et cancer

Construire une échelle des preuves au lycée à partir du lien ... Image 1
  • Construire une échelle des preuves au lycée à partir du lien ... Image 1
  • Cet exemple d’activité en 1ère, enseignement de spécialité SVT, doit permettre de distinguer des témoignages (sans valeur de preuve) et différents types de « preuves » (dont la qualité est à apprécier) auxquelles les élèves peuvent être confrontés, autour d’un sujet commun. Cette activité complète une approche expérimentale de l’action d’agents mutagènes comme les UV au service de la notion de mutation.

Clés pour la mise en oeuvre

Voir figure 2.

Mise en situation

En 2010, un quart des personnes interrogées pense encore que l’exposition aux UV artificiels prépare la peau au soleil et permet d’éviter les coups de soleil (voir figure 1).

(Baromètre cancer 2010, Santé publique France)



Documents élèves 01 (ces documents se déclinent en deux autres versions, disponibles dans le PDF. Afin de ne pas surcharger l'article, nous ne les reproduisons pas ici, mais elles entrent entièrement dans la démarche à mener avec les élèves).

Argument A

Pierre Cesarini*, directeur de l'association Sécurité solaire**, centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Aujourd'hui, poursuit-il, les Français commencent seulement à savoir que s'exposer aux ultraviolets est dangereux pour la santé. Il n'y a pas de doute sur la question. Qu'ils soient naturels, émis par le soleil, ou émis par des lampes, les UV sont cancérigènes. Et quand vous allez sous une lampe à UV, vous êtes exposé à 10 fois la puissance du soleil. On sait que faire plus d'une séance par mois double le risque de faire un mélanome au cours de sa vie. »
*Docteur, Cancérologue, chargé de recherche émérite I.N.S.E.R.M.
**Comité scientifique de l’association :
  • Pr. Mathieu Boniol,Vice-President, Biostatistics at the International Prevention Research Institute (I-PRI).
    Expert biostatistiques, épidémiologie, Mélanome
  • Pr. Colette Brogniez, Professeur de physique - Laboratoire d'Optique Atmosphérique - Université des Sciences et Technologies de Lille 1 -
    Expert physique, rayonnement UV solaire, couche d'ozone
  • Dr Jean-Pierre Cesarini, Cancérologue, chargé de recherche émérite I.N.S.E.R.M.
    Expert photobiologie, mélanome, cosmétiques, diététique
  • Pr Thierry David, Chef de service Ophtalmologie - Centre Hospitalier Universitaire de Pointe-à-Pitre/Abymes
    Expert ophtalmologie, cataracte, DMLA
  • Jean-François Doré, Directeur de recherche émérite I.N.S.E.R.M. - Lyon
    Expert santé publique, ultraviolets solaire et artificiels, mélanome, cosmétiques
  • Cécile Delcourt, Directrice de Recherche Inserm - Unité 1219 « Bordeaux population health »
    Experte santé publique, ophtalmologie, nutrition et diététique, cataracte, DMLA
  • Thierry Douki, Directeur de recherche, Chef du Service de Chimique Inorganique et Biologique, UMR E3 CEA/UJF
    Expert photobiologie, mélanome
  • Pr Marie-Thérèse Leccia, Chef de service dermatologie, allergologie et photobiologie CHU de Grenoble Alpes - Hôpital Albert Michallon
    Experte santé publique, cancers cutanés
  • Dr Emmanuel Mahé, Chef de service dermatologie CH Argenteuil
    Expert santé publique, cancers cutanés, prévention
  • Pr Alicia Torriglia, Directrice de recherche INSERM - Unité 1138 Inserm / Universités Denis Diderot - Paris-Descartes - Pierre et Marie Curie
    Experte biologie, biochimie, ophtalmologie, cataracte, DMLA

 

Argument B

« Cela fait des années que plein de gens dans le monde utilisent des cabines de bronzage. Si cela était nocif, elles seraient interdites.»

 

Argument C

« En 2012, une étude a montré à partir d’une revue de 27 études épidémiologiques que le risque de mélanome cutané est augmenté de 20% pour les utilisateurs de cabines de bronzage. Ce risque est d’autant plus important que la première exposition intervient à un âge jeune : si la première exposition intervient avant 35 ans, le risque est augmenté de 87%. Par ailleurs cette étude a montré une relation dose-effet : chaque session d’exposition supplémentaire par année augmente le risque de 1,8%. »

[1] Boniol M, Autier P, Boyle P, Gandini S. "Cutaneous melanoma attributable to sunbed use : systematic review and meta-analysis" Bmj. 2012 Jul 24 ;345(jul24 2):e4757-e4757.

 

Argument D

« Selon une étude de l’INPES réalisée en 2011 (enquête téléphonique auprès d’un échantillon de 3 359 personnes représentatives de la population française métropolitaine âgée de 15 à 75 ans.), les cabines de bronzages seraient responsables en France de 19 à 76 décès annuels par mélanome cutané » 

Bulletin épidémiologique hebdomadaire, Beck F. et Gautier A (dir.). L’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) est une agence de santé publique.

 

Argument E

« Une amie m’a dit que faire des UV avant les vacances permet de préparer la peau pour se protéger des coups de soleil et donc limiter les risques.»

 

Argument F

« Chaque année, je fais quelques séances de cabines de bronzage avant l’été. Vraiment, ça me fait du bien et en plus ça me protège du soleil. Il n’y a aucun danger, bien au contraire.»

 

Références et suggestions de lecture


Contexte général :

  • Fréquence et causes de cancer
    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2620

Mise en situation :

Références scientifiques :

  • Les dangers des cabines UV
    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2222
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cancer/70-des-amateurs-d-uv-artificiels-pensent-a-tort-se-preparer-a-l-exposition- au-soleil_125901
  • Méta-analyse (voir en annexe) : Boniol M, Autier P, Boyle P, Gandini S. «Cutaneous melanoma attributable to sunbed use : systematic review and meta-analysis» Bmj. 2012 Jul 24 ;345

Cadre légal :